High expectations imply utter happiness and bitter disappointment. May we all have both in our lives!
Se afișează postările cu eticheta poezie. Afișați toate postările
Se afișează postările cu eticheta poezie. Afișați toate postările

duminică, 29 august 2010

Scrisoare

O poezică foarte cunoscută a lui Marquez, de care mi-am amintit zilele astea şi acum că am prins momentul, o consemnez, fragmentar, aici, să o răsfoiesc când mi se face dor de ea:

LA MARIONETA

Si por un instante Dios se olvidara
de que soy una marioneta de trapo
y me regalara un trozo de vida,
posiblemente no diría todo lo que pienso,
pero en definitiva pensaría todo lo que digo.

Daría valor a las cosas, no por lo que valen,
sino por lo que significan.
Dormiría poco, soñaría más,
entiendo que por cada minuto que cerramos los ojos,
perdemos sesenta segundos de luz.

Andaría cuando los demás se detienen,
Despertaría cuando los demás duermen.
Escucharía cuando los demás hablan,
y cómo disfrutaría de un buen helado de chocolate.

Si Dios me obsequiara un trozo de vida,
Vestiría sencillo, me tiraría de bruces al sol,
dejando descubierto, no solamente mi cuerpo sino mi alma.
Dios mío, si yo tuviera un corazón,
escribiría mi odio sobre hielo,
y esperaría a que saliera el sol.

Pintaría con un sueño de Van Gogh
sobre las estrellas un poema de Benedetti,
y una canción de Serrat sería la serenata
que les ofrecería a la luna.

Regaría con lágrimas las rosas,
para sentir el dolor de sus espinas,
y el encarnado beso de sus pétalo...
Dios mío, si yo tuviera un trozo de vida...

No dejaría pasar un solo día
sin decirle a la gente que quiero, que la quiero.
Convencería a cada mujer u hombre de que son mis favoritos
y viviría enamorado del amor.

A los hombres les probaría cuán equivocados están,
al pensar que dejan de enamorarse cuando envejecen,
sin saber que envejecen cuando dejan de enamorarse.
A un niño le daría alas,
pero le dejaría que él solo aprendiese a volar.

A los viejos les enseñaría que la muerte
no llega con la vejez sino con el olvido.
Tantas cosas he aprendido de ustedes, los hombres
He aprendido que todo el mundo quiere vivir
en la cima de la montaña,
Sin saber que la verdadera felicidad está
en la forma de subir la escarpada.

He aprendido que cuando un recién nacido
aprieta con su pequeño puño,
por vez primera, el dedo de su padre,
lo tiene atrapado por siempre.

He aprendido que un hombre
sólo tiene derecho a mirar a otro hacia abajo,
cuando ha de ayudarle a levantarse.
Son tantas cosas las que he podido aprender de ustedes,
pero realmente de mucho no habrán de servir,
porque cuando me guarden dentro de esa maleta,
infelizmente me estaré muriendo.

sâmbătă, 21 noiembrie 2009

Shakespeare stuff

Mi-aduc aminte cât ne-a chinuit Dorobăţ în facultate cu Shakespeare.... ce cursuri cu multe semne de suspensie puteai lua şi ce groază generală era pentru noi cursul practic al lui.

Şi totuşi, acum am în bibliotecă un volum cu operele complete ale lui Shakespeare and I have him to thank for that:) So, I say, all the best to you professor!

Prospero:
Our revels now are ended. These our actors,
As I foretold you, were all spirits, and
Are melted into air, into thin air:
And like the baseless fabric of this vision,
The cloud-capp'd tow'rs, the gorgeous palaces,
The solemn temples, the great globe itself,
Yea, all which it inherit, shall dissolve,
And, like this insubstantial pageant faded,
Leave not a rack behind. We are such stuff
As dreams are made on; and our little life
Is rounded with a sleep.

miercuri, 11 noiembrie 2009

Poezia de seară

Răsfoind paginile virtuale ale Internetului, am dat peste un website cu poezii, printre care mi-am regăsit o favorită:

L'amour et la mort

(A M. Louis de Ronchaud)

I

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :

Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et qui vont se glacer.

Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse
Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur,
Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse
D'un instant de bonheur ?

Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : "Aime et meurs ici-bas ! "
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n'échapperez pas.

Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure,
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l'immense Nature,
Aimez donc, et mourez !

II

Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile
Quand un charme invincible emporte le désir,
Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile
A frémi de plaisir.

Notre serment sacré part d'une âme immortelle ;
C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ;
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile
Jusque dans nos transports.

Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie
Pâlir au firmament les astres radieux,
Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
Leur lien pour les cieux.

Dans le ravissement d'une éternelle étreinte
Ils passent entraînés, ces couples amoureux,
Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte
Un regard autour d'eux.

Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ;
Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;
Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe
Leur pied heurte en chemin.

Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,
Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
S'ils mouraient tout entiers ?

Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : " C'est Elle ! "
Et la perdre aussitôt,

Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !

Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,

Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : " Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! "

Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.

III

Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain !
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère,
Il lui faut un demain !

Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle
Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés,
Vous oubliez soudain la fange maternelle
Et vos destins bornés.

Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires
Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ?
Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères
En face du néant.

Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles :
" J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. "
La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles
Luiront sur vos tombeaux.

Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse
A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
"Nous aussi nous aimons !"

Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
La Nature sourit, mais elle est insensible :
Que lui font vos bonheurs ?

Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,
C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.
Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,
Et vous laisse la mort.

Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ;
Le reste est confondu dans un suprême oubli.
Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :
Son voeu s'est accompli.

Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines,
Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,
Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines
Vous jettent éperdus ;

Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre
Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre
L'Infini dans vos bras ;

Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims,
Ces transports, c'est déjà l'Humanité future
Qui s'agite en vos seins.

Elle se dissoudra, cette argile légère
Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ;
Les vents vont disperser cette noble poussière
Qui fut jadis un coeur.

Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame
De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
Dans les âges lointains.

Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l'amour.
Chacun rapidement prend la torche immortelle
Et la rend à son tour.

Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,
Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,
De la tenir toujours : à votre main mourante
Elle échappe déjà.

Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
Il aura sillonné votre vie un moment ;
En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme
Votre éblouissement.

Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
Si son oeil éternel considère, impassible,
Le naître et le mourir,

Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu !
Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,
Et pardonnez à Dieu !

duminică, 27 septembrie 2009

Versuri fără rimă în haine noi

Am dospit la căldura soarelui de septembrie o variantă nouă a versurilor fără rimă din sidebar, mai luminoasă şi mai optimistă:

Acum că te-am întâlnit
Aş vrea să cred că sunt
Acea
Nuanţă de gri
Care îţi colorează ziua
Şi umbra tăcută
Care îţi umple atmosfera

Pentru că ştiu că
Ochii îţi surâd tainic
Iar zâmbetul tău
Se deschide
Atunci când
Sunt în preajmă

miercuri, 25 martie 2009

Oldies but goldies

Deunazi am reascultat o mai veche feblete, pe care vesnica nostalgica care salasluieste in mine o asociaza cu perioada facultatii si lipsa totala de obligatii, responsabilitati si alte asemenea dureri de cap (zau ca nici capu nu ma durea pe atunci; deh, varsta probabil).

Ocazie cu care m-am gandit sa imi reiterez fata de amicu' Lermontov adanca si netarmurita admiratie si apreciere. Si fata de nemuritorii de la Pasarea Colibri care mi-au incantat inima si urechile (and forever will) in contumacie cu tipu' mentionat anterior. Si fac asta scrijelind aici (din nou, pentru mine, dar toata lumea e binevenita, hraniti-va, serviti-va, gustati cu incredere):

Intelegere

Las lumea sa dispretuiasca
Ascunsa taina dintre noi,
Prejudecata omeneasca
Arunce-n cale-ti cu noroi.

In fata idolilor lumii
Nu plec genunchii,nu cersesc
La fel cu tine gandul nu mi-i
Nici sa iubesc,nici sa urasc.

M-afund fara sa caut rostul
In chefuri nici voios nici trist
Vorbesc cu prostul, cu neprostul,
Doar pentru sufletu-mi exist.

In larma lumii ne-intalniram
O zi ca orice alta zi,
Fara de bucurii, iubire,
Fara tristeti ne-om desparti.

Si pretuim in viata toata
Doar oamenii atata tot,
Nu ne-om minti noi niciodata
Nici altii a ne minti nu pot.


Inca putina nostalgie impartasita cu pagina mea virtuala. Deh, se mai intampla. "Toti suntem putin luati" :)

vineri, 6 februarie 2009

Poetry

There's this Mexican poet I like very much. Just like most Latin poets, he's got fire in his words and life in his speech. In his Nobel prize lecture in 1990 he said
"Only now have I understood that there was a secret relationship between what I have called my expulsion from the present and the writing of poetry. Poetry is in love with the instant and seeks to relive it in the poem, thus separating it from sequential time and turning it into a fixed present. But at that time I wrote without wondering why I was doing it. I was searching for the gateway to the present: I wanted to belong to my time and to my century. A little later this obsession became a fixed idea: I wanted to be a modern poet. My search for modernity had begun"

What is the goal of a poet? What is he seeking in writing his metaphors? Does he want to make a record of the present? Tell others about himself, how he feels and what he thinks? Does he want to change the world?

And why is it that there are people who like and can understand poetry and others who see it as totally useless because they cannot grasp its meanings?

Maybe that's because poetry does not serve an immediate, tangible purpose. It is rather food for the soul and music for the ears, but it does not have a place in the practical ways of mankind. It does not feed you or clothe you. But it makes some of us happy, or sad, or bitter, or nostalgic and sometimes, all of this rolled into one.

Poetry is a world beyond our own, where you need no sleep, no food, no clothes, no money, no car, where you can go every now and then to get some fresh air, some inspiration, some hope, a smile, a peal of laughter, a pinch of hope, and many more, when you need them. And it's always there waiting for you, like a good friend. And you can always go back or move forward, it's never going away. And sometimes, just sometimes, it's within us. Within us all.

marți, 27 ianuarie 2009

Sunt tanar

Nu stiu de ce, dar in seara asta mi-am adus aminte de niste cuvinte care mi-au placut intotdeauna. Pentru ca ma identific cu ele, poate. Pentru ca ma bucur ca sunt inca tanara si libertatea mea nu e ingradita de varsta. Pentru ca sunt adevarate. Pentru ca sunt:

"Sunt tanar, Doamna, vinul ma stie pe de rost si ochiul sclav imi cara fecioarele prin sange, cum m-as putea intoarce copilul care-am fost, cand carnea-mi infloreste si doar uitarea plange. Sunt tanar, Doamna, lucruri am asezat destul ca sa pricep caderea din somn spre echilibru, dar bulgari de lumina dac-as manca, satul nu m-as incape inca in pielea mea de tigru. Sunt tanar, Doamna, tanar cu spatele frumos si vreau drept hrana lapte din sfarcuri de cometa, sa-mi creasca ceru-n suflet si stelele in os si sa dezmint zapada, pierdut in pirueta. Sunt tanar, Doamna, inca aripile ma tin, chiar de ating pamantul pe aproape cu genunchii, aceasta putrezire ma-mbata ca un vin, caci simt curgand printr-insa bunicile si unchii. Sunt tanar, Doamna, tanar, de-aceea nu te cred, oricat mi-ai spune, timpul nu-si ascute gheara, desi arcasii cetii spre mine isi reped sagetile vestirii... sunt tanar. Buna seara!"

duminică, 11 ianuarie 2009

William Blake




Un artist complet, greu de clasificat. Watch, listen, and enjoy!

Songs of Innocence & Heaven and Hell

sâmbătă, 6 decembrie 2008

Traim

Iar un mic intermezzo poetic, pentru completa plictisire a publicului meu fidel:))

(cu alte cuvinte, inca un post pentru mine)

Imi place foarte mult poemul asta. E scris de un poet irlandez, Brendan Kennelly si tradus de Mircea Dinescu

We are living (Traim)

What is this room (Ce altceva e aceasta camera)
But the moments we have lived in it? (Daca nu momentele pe care le-am trait in ea?)
When all due has been paid (Cand am dat obolul)
To gods of wood and stone (Zeilor de piatra si lemn)
And recognition has been made (Si am terminat cercetarea)
Of those who'll breathe here when we are gone (Celor ce vor respira aici in lipsa noastra)
Does it not take its worth from us (Oare nu de la noi si-a luat valoarea)
Who made it because we were here (Creata de faptul ca am fost aici?)

Your words are the only furniture I can remember (Cuvintele tale sunt singura mobila de care-mi amintesc)
Your body the book that told me most. (Corpul tau-cartea care mi-a vorbit cel mai mult.)
If this room has a ghost(Daca aceasta camera are un spirit)
It will be your laughter in the frank dark (Acela va fi rasul tau in intunericul sincer)
Revealing the world as a room (Dezvaluind lumea precum o camera)
Loved only for those moments when (Indragita doar pentru momentele cand)
We touched the purely human.(Am atins cu degetele omenescul pur.)

I could give water now to thirsty plants (Le-as putea da acum apa plantelor insetate)
Dig up the floorboards, the foundation (Rascolind lemnul dusumelelor, temelia casei)
Study the worm's confidence (As putea studia increderea viermelui,)
Challenge his omnipotence (Punandu-i la incercare omnipotenta)
Because my blind eyes have seen through walls (Deoarece ochii mei orbi au vazut prin peretii)
That make safe prisons of the days (Care transforma zilele in inchisori sigure)

We are living (Traim)
In ceiling, floor and windows (In tavan, in podea si ferestre)
We are given to where we have been (Suntem redati locului in care am fost odinioara)
The white door will always open (Aceasta usa alba se va deschide intotdeauna)
On what our hands have touched (Spre ceea ce mainile noastre au atins,)
Our eyes have seen. (Si ochii nostri au vazut.)

Probabil ca doar pentru mine conexiunea asta are sens, dar mi s-a parut ca pot asocia poezia cu piesa asta, Decode

luni, 17 noiembrie 2008

To his coy mistress

Mi-aduc si acum aminte cat am iubit poezia asta si cat m-a facut unul dintre profii nostri de la fac sa o urasc. N-o sa accept niciodata ideea ca a intelege o poezie e acelasi lucru cu a recita niste randulete invatate pe derost din nush ce critic.

Omul asta (Andrew Marvell, responsabilu cu poezica)are o gandire extraordinara pentru sec. 17 si fiecare omuletz in parte ar trebui sa o descopere in felul lui, fara sa ii fie varate pe gat idei ale altora despre el. Cu alte cuvinte, citeste poezica frate si da-ti cu parerea, daca ai chef si timp, nu mai sta si toci ca papagalu pagini intregi de blablauri academice.

Critica literara in sine este doar cu titlu de indreptar, poti sa fii de acord sau nu cu niste idei, sa ti le promovezi pe ale tale..pana la urma aici e loc de mai bine intotdeauna.


Had we but world enough, and time,
This coyness, lady, were no crime.
We would sit down and think which way
To walk, and pass our long love's day;
Thou by the Indian Ganges' side
Shouldst rubies find; I by the tide
Of Humber would complain. I would
Love you ten years before the Flood;
And you should, if you please, refuse
Till the conversion of the Jews.
My vegetable love should grow
Vaster than empires, and more slow.
An hundred years should go to praise
Thine eyes, and on thy forehead gaze;
Two hundred to adore each breast,
But thirty thousand to the rest;
An age at least to every part,
And the last age should show your heart.
For, lady, you deserve this state,
Nor would I love at lower rate.

But at my back I always hear
Time's winged chariot hurrying near;
And yonder all before us lie
Deserts of vast eternity.
Thy beauty shall no more be found,
Nor, in thy marble vault, shall sound
My echoing song; then worms shall try
That long preserv'd virginity,
And your quaint honour turn to dust,
And into ashes all my lust.
The grave's a fine and private place,
But none I think do there embrace.

Now therefore, while the youthful hue
Sits on thy skin like morning dew,
And while thy willing soul transpires
At every pore with instant fires,
Now let us sport us while we may;
And now, like am'rous birds of prey,
Rather at once our time devour,
Than languish in his slow-chapp'd power.
Let us roll all our strength, and all
Our sweetness, up into one ball;
And tear our pleasures with rough strife
Thorough the iron gates of life.
Thus, though we cannot make our sun
Stand still, yet we will make him run.